Stéphanie Bertrand: Ce que l’Amphioxus peut nous apprendre sur notre tête si complexe

11 février 2026
Stéphanie Bertrand

Stéphanie Bertrand est Professeur à Sorbonne Université, co-responsable de l’équipe de recherche « Evolution et développement des chordés » au sein de l’unité de recherche « Biologie Intégrative des Organismes Marins » à l’Observatoire Océanologique de Banyuls/Mer. Après une thèse à l’ENS de Lyon sur les récepteurs nucléaires d’hormones, Stéphanie Bertrand a rejoint l’Observatoire en 2006 pour travailler avec Hector Escriva sur des questions d’évolution du développement embryonnaire, en utilisant comme modèle d’étude l’amphioxus, un petit animal marin cousin des vertébrés, que l’on trouve en abondance dans la région. Depuis 20 ans elle a participé à développer des outils permettant d’étudier le génome et l’embryogenèse de cet animal et s’est particulièrement intéressée à l’évolution de plusieurs processus développementaux comme la somitogenèse ou l’induction neurale.

Résumé

L’une des caractéristiques les plus remarquables des vertébrés dont nous faisons partie est la présence dans la partie antérieure d’une structure très complexe, la tête. Celle-ci comprend le cerveau, une région très développée du système nerveux, mais aussi des os, cartilages et muscles qui sont organisés d’une façon très sophistiquée. Nous nous sommes intéressés plus particulièrement aux muscles de la tête et à leur origine évolutive. En effet, il a été proposé que l’ancêtre des chordés, groupe d’animaux qui inclus les vertébrés, les tuniciers (comme le violet) et les céphalochordés (amphioxus), ne possédait pas de muscles organisés de la même manière que ceux de la tête des vertébrés. En étudiant la formation des muscles chez l’amphioxus nous avons pu proposer un scénario évolutif permettant d’expliquer l’apparition de cette musculature complexe de la tête.

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