Augmentation des températures, réduction de la banquise, fonte des glaciers et dégel du pergélisol : l’Arctique subit aujourd’hui des transformations environnementales rapides et profondes sous l’effet du changement climatique. Les conséquences écologiques de ces bouleversements sont multiples et concernent l’ensemble des écosystèmes polaires.
Le microbiome — ensemble de micro-organismes comprenant bactéries, champignons, protistes et virus — présents dans les sols et les milieux marins arctiques se trouvent en première ligne face à ces modifications. En réponse, leur composition et leurs fonctions évoluent rapidement, faisant d’eux des indicateurs particulièrement pertinents pour comprendre et suivre les effets du changement climatique.
Les micro-organismes jouent également un rôle majeur dans les cycles biogéochimiques, notamment dans les flux de carbone, avec des effets potentiellement atténuateurs ou amplificateurs du réchauffement climatique. Pour l’ensemble de ces raisons, cette composante invisible du vivant fait aujourd’hui l’objet d’une attention croissante de la part de la communauté scientifique, aussi bien sur le terrain qu’en laboratoire.
